Par Philippe BERNARDI, Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris (LAMOP) et Jean-Marc MIGNON, Service archéologique de Vaucluse.
« Le 4e jour du mois de mai 1352 Bertrand Chapelier a compté 105 cannes carrées de dallage de dalles de Caromb, par lui conduites au palais, tant pour la chapelle, les terrasses et autres édifices du palais neuf… » (paiement de 218 florins).
C’est d’un paiement de ce type, relevé dans les comptes de construction du Palais des Papes d’Avignon, que nous en sommes venus à nous intéresser aux carrières de Caromb. Associés à des géologues du CICRP, nous nous sommes appliqués à essayer d’expliquer les raisons du recours à cette pierre ; trouvant dans ses caractéristiques pétrophysiques un embryon de réponse à nos questions. Continuer la lecture de Modes et coût de transport des pierres de Caromb

La terre crue se compose de grains de différents calibres qui se répartissent dans un large spectre granulométrique, du caillou à la particule d’argile (de 100 mm à 2µ de diamètre). Par un phénomène de cohésion capillaire, l’eau qui lie les grains entre eux assure, en grande partie, la solidité du matériau mis en œuvre pour la construction.
Adossée au Rhône à l’est, la cité des Ségusiaves s’étend, d’est en ouest, du confluent de l’Ain au fleuve jusqu’aux monts du Forez, et, du nord au sud, de la vallée de l’Ardières jusqu’à celle du Gier. Son territoire recouvrait donc pour l’essentiel les deux départements actuels du Rhône et de la Loire. À l’époque impériale, une partie de ce territoire a été prélevée pour constituer le territoire colonial de Lyon, dont les contours restent flous : on peut admettre que ce territoire allait de la basse vallée de l’Azergues à celle du Gier et que sa limite occidentale s’arrêtait dans les reliefs des monts du Lyonnais.



